Rechercher
  • Julie

Le Honduras en 24 heures


Voilà le pays que nous avons traversé le plus vite, dans toute l'histoire de notre voyage qui dure depuis un an. Une année sur la route, à découvrir avec nos enfants comment ça fait de vivre autrement. Et bien ce n'est pas si facile de changer les habitudes, d'inverser les automatismes, de casser la routine, même en vivant nomades.

Le petit déjeuner dure plus longtemps, on se fait des jus, des crêpes, des câlins et on nettoie vite les chocolats qui se renversent.

Ensuite il y a l'école. C'est tout un thème. Des jours avec le sourire et d'autres avec une bonne gueulée qui fait vibrer les parois en carton de Pakito. On s'accroche, c'est quand même magique d'apprendre à lire et à écrire à ses enfants. De répondre à leurs questions toujours pertinentes et penser qu'on apprend autant qu'eux en faisant l'école (la patience, la diplomatie, la stratégie, la bienveillance, etc.). J'adore ce moment, c'est vraiment du boulot de sortir du programme classique, dès qu'on veut faire du singulier, c'est beaucoup de travail mais tellement plus riche! On avait fait un planning de la semaine avec les enfants, selon leurs envies. Ça a duré le temps de l'Equateur et de la Colombie donc environ trois mois, un peut trop ambitieux pour un rythme de voyage mais on a quand même passé des sacrés bons moments.

On fait beaucoup à manger nous même, on essaye de se faire un maximum les marchés, d'acheter des produits locaux et on demande aux marchands comment ça se cuisine. C'est d'ailleurs tellement évident pour eux qu'ils ne savent pas toujours l'expliquer et dans l'assiette, ça n'est pas forcément réussi mais le coeur et l'appétit aussi! Et franchement, depuis l'Uruguay, les plats typiques ont tous des ingrédients ou un twist en commun : du riz, du maïs, de la banane plantain, de l'avocat, quelques feuilles de salades et un morceau de tomate. Depuis l'Amérique Centrale, les frijoles (haricots secs) se sont invités dans nos assiettes, et plus on remonte vers le nord, plus la tortilla de maïs se cuisine dans les rues.

L'après-midi on visite, on fait des randonnées, une balade en plancha (barque à moteur), une baignade dans la rivière, un musée, etc. Nous recherchons les bibliothèques quand il pleut et l'ombre des forêts quand il fait trop chaud.

En soirée, on fait peu de jeux de société, chacun passe un moment dans son coin, on bouquine, on réajuste l'itinéraire, on se regarde un film ou on observe les lucioles.

Nous vivons cette expérience avec beaucoup de bonheur, de petits doutes, de grandes joies et des prises de têtes régulières. Comme dans la vraie vie quoi!


0 vue

© 2017 by MEAJ